Qui a dit qu’il suffisait de trouver sa passion afin de gagner sa vie ? Qu’il suffit de faire ce que nous aimons le plus au monde et l’argent viendra. Et bien, c’est peut-être vrai dans plusieurs domaines mais pas dans le milieu école-maison.
J’en arrive à ce constat : j’aimerais travailler, non plutôt je veux travailler dans ce milieu et être rémunéré. Un vrai job quoi.
Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que j’adore ça et j’aimerais avoir le loisir d’aller plus loin. Un revenu me pousserait plus loin.
À faire quoi ? À continuer mes recherches, mes lectures, aider les gens, organiser plus de sorties, rassembler les gens, offrir le fruit de mon expérience, continuer à concocter des fiches pédagogiques, à les appuyer dans leurs démarches avec la cs (sans faire de légal mais simplement aider à rédiger un plan de scolarisation, un portfolio, etc), être une genre de travailleuse sociale du milieu. J’ai 7 années d’expérience sous la ceinture à monter des groupes de soutien et à les appuyer, à comprendre le système des cs, à dire aux intéressées qu’elles sont capables si elles veulent faire l’école à la maison, à organiser des activités et à donner de mon temps dans différents projets. Il ne faut pas se leurrer, les spécialistes en école-maison sont les parents comme moi qui vivent le tout à fond. On ne sort pas de l’université avec un diplôme école-maison, on l’acquiert par l’expérience de la vie et ce diplôme il est dans mes poches.
Je ne peux pas m’expliquer pourquoi, mais la tendance dans le milieu école-maison est à l’autre extrême de celle la société qui est prête à débourser des montants de fou pour offrir à leurs enfants toutes les meilleures activités du monde et tous les spécialistes possible. Ici, la plupart des gens ne semblent pas saisir tout le temps que ça demande que de faire le bénévolat que certaines passionnées comme moi faisons. Présentement, tout ce que je charge pour offrir mes services c’est un gros merci, de la reconnaissance, du respect et un sourire avec ça.
Alors, je tends une perche et je verrai bien.
Qu’est-ce que je ferais ? Et bien la même chose que je fais déjà et je pourrais aller plus en profondeur. Ainsi, je vivrais de ma passion et le gens ne seraient pas obligés de me payer avec un sourire mais bien simplement ouvrir leur porte-monnaie. Malgré le fait que je fais tout ceci car je suis passionnée, je suis pauvre en sourire
Les gens semblent trouver ça dispendieux de payer en sourire.


