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Articles puisés dans La Presse

2 jan

En fouillant pour autre chose, je suis tombée sur ces deux articles de La Presse au sujet de l’éducation à domicile.  Voici quelques passages qui peuvent nous aider à voir leur position de l’éducation à domicile au Qc ainsi que leur interprétation.  En tant que parent, nous n’avons aucunement besoin de demander la permission de la commission scolaire et suite à des résultats d’évaluations qu’elle juge peu satisfaisant, elle ne peut pas automatiquement nous enlever notre droit d’éduquer nos enfants.

Article : Le Ministère détient peu de données, 7 juin 2010

La Presse a fait une demande d’accès à l’information afin d’obtenir les «résultats des évaluations des élèves scolarisés à la maison dans chacune des commissions scolaires du Québec». Mais le MELS ne détient pas ce genre d’information.

«Les commissions scolaires font passer les examens (de fin d’année) à ces enfants. Mais les résultats sont comptabilisés à même les résultats du réseau», explique la porte-parole du MELS, Ahissia Ahua.

Mais depuis, les résultats des enfants scolarisés à la maison ne sont plus comptabilisés au MELS. Impossible donc de vérifier la qualité de l’enseignement qu’ils reçoivent.”

Article: L’enseignement n’est pas toujours évalué, 7 juin 2010.  Billet en lien avec la CS des Samares.

“Selon le ministère de l’Éducation du Québec (MELS), 905 enfants ont été scolarisés à domicile en 2008-2009.

Mais ce nombre serait en réalité beaucoup plus élevé, selon Christine Brabant, doctorante en éducation à l’Université de Sherbrooke. Elle a déposé en 2004 un mémoire sur l’école à la maison dans la province.

«Si l’on se fie aux chiffres donnés par les associations de parents qui enseignent à la maison, c’est plutôt entre 1000 et 2500. Car certains ne déclarent tout simplement pas leur choix aux commissions scolaires», dit-elle.

Claude Coderre, secrétaire à la commission scolaire des Samares, croit que le gouvernement n’en fait pas assez pour s’assurer que les parents qui déclarent enseigner à la maison le font vraiment. «Le gouvernement ne fait rien pour contrôler ça. Il ne recoupe pas le registre des naissances avec le registre de fréquentation scolaire pour s’assurer de l’éducation de chaque enfant du Québec», déplore M. Coderre.

La Loi sur l’instruction publique du Québec oblige les parents qui enseignent à domicile à offrir une scolarité équivalente à celle du réseau scolaire public.

Il appartient aux commissions scolaires «d’évaluer l’enseignement qu’un enfant reçoit (à la maison) et d’en préciser les modalités», précise le MELS dans un document d’information sur la scolarité à domicile daté du 2 juin.

Et si les parents agissent ouvertement, la commission scolaire doit tout d’abord évaluer l’enseignement qui sera offert à domicile avant de les autoriser à enseigner à la maison, affirme la porte-parole de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Caroline Lemieux. «Il faut demander aux parents de nous montrer leur plan pour l’année avant de les laisser faire», dit-elle.

Mme Lemieux ajoute que la qualité de l’enseignement reçu à la maison est ensuite évaluée à la fin de l’année, car les enfants doivent se présenter à la commission scolaire et passer des évaluations de fin d’année (examens ou évaluation de portfolio, par exemple).

Selon Mme Lemieux, un enfant qui échoue à ces évaluations ne sera pas autorisé à être scolarisé à la maison l’année suivante.

Si la théorie qu’expose Mme Lemieux semble rigoureuse, dans les faits, la réalité est tout autre. «Si l’enfant n’est pas déclaré, on ne peut rien faire», illustre M. Coderre.”

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